L’avenir est à la cyclo-mobilité

A l’heure actuelle la mobilité est très importante pour chacun d’entre nous dans nos habitudes de vie. En effet, la société moderne voit les hommes se déplacer énormément. Les premiers déplacements consistent à se rendre au travail, à aller faire ses courses, à aller voir sa famille et ses amis ou encore partir en vacances..

I La mobilité : une nécessité

11. Le travail

Le slogan « métro, boulot, dodo » des gens des grandes métropoles montre assez bien que nos journées sont rythmées par les déplacements entre les différents lieux de vie. On pense aussi aux bouchons des périphériques des grandes villes dus à l’afflux de nombreuses personnes pour se rendre au travail.

Patrick Kovarik AFP/Archives

12. un mode de déplacement privilégié : l’automobile : rapide, confortable

Dans nos sociétés occidentales, l’automobile est devenu un moyen de déplacement quotidien privilégié. Il est vrai que c’est un moyen rapide, surtout avec les aménagements réalisés en conséquence (routes, autoroutes, parkings…), confortable car le conducteur est abrité par la carrosserie des aléas météorologiques. Par conséquent l’automobile s’est imposé partout dans nos villes. Toutes les routes sont construites en fonction des flux automobiles, afin de faciliter leur circulation et de sécuriser les conducteurs et passagers. Aussi la recherche et le développement qui ont été effectués sont très importants.

13. Le vélo

Quant au vélo il date en gros de la fin du XIXe et a connu une évolution marquée au XXe siècle. La pratique du vélo, accessible au plus grand nombre, précédait celle de l’automobile pour ce qui était des déplacements, avant que cette dernière ne voit son utilisation augmenter. Aujourd’hui les déplacements à vélo sont très minoritaires par rapport à la voiture.

II Mais qui pose certains problèmes, restrictions

21. Le coût économique et l’exclusion sociale des plus modestes

Bien qu’il semble aujourd’hui courant de posséder une voiture voire même  plusieurs par foyer, on ne peut nier le coût économique. C’est grâce à la production en chaine que l’accès à l’automobile pour tous a été rendu possible. D’où les grandes installations destinées à la fabrication de ces engins. Mais l’achat d’une voiture n’est pas à la portée de tous, et il arrive que certains en soit privés. C’est à ce moment que l’exclusion sociale intervient, vis à vis des plus modestes. Si l’on ne parvient pas à se déplacer suffisamment loin de chez soi, il devient plus difficile d’accéder à un travail et tout ce que cela implique… De même, partir en vacances ou simplement avoir des loisirs dépendent beaucoup de la capacité à se mouvoir à la fois loin et suffisamment rapidement. Aujourd’hui les prix du pétrole s’envolent, ce qui augmente le coût du déplacement en voiture.

22. Les enjeux écologiques actuels

Il n’est pas possible de parler de la mobilité sans aborder les enjeux écologiques actuels. Ces problèmes ne datent pas d’hier mais remontent à plusieurs décennies même si la relative prise de conscience a émergé ces dernière années. Le fait d’être capable de se déplacer de plus en plus vite et de plus en plus loin (ex avion) a engendré une pollution croissante de nos espaces de vies. Ces pollution revêtent plusieurs aspects : sonores, de la qualité de l’air, des écosystèmes (marées noires…)… Les avions dégagent des tonnes de CO2 mais ont aussi des impacts dus à la construction des infrastructures (aéroport, voies d’accès, nœuds de communication…). Mais les voitures sont une source de pollution encore plus visible, que l’on peut observer et ressentir tous les jours. Il n’est d’ailleurs pas rare que, l’été, les agglomérations demandent de réduire la vitesse moyenne afin de protéger la qualité de l’air, déjà bien altérée. De même, les bâtiments sont souvent recouverts de traces noirâtres liées directement à la pollution ou encore l’augmentation des problèmes respiratoires dans la population… Ce qui se développe actuellement, consiste à transformer les moyens de déplacements actuels en moyens éco-responsables, avec le développement des tramways, des systèmes de bus et plus généralement de transports en commun en général mais aussi de la voiture électrique. Certaines mesures semblent êtres réalistes mais d’autres tentent seulement de préserver des moyens de transports polluants en remplaçant un problème par un autre (ex batteries des voitures électriques avec le problème du lithium).

23. De plus en plus vite, mais jusqu’où ?

L’objectif des transports est d’aller toujours plus vite. Les trains, les avions gagnent en vitesse et réduisent la durée des voyages impliquant une modification de notre relation au temps et à la distance. Et d’aller toujours plus vite n’oublie t-on pas de profiter de la vie et du temps présent ? Un paysage survolé ou observé à toute allure vaut-il une contemplation posée ? L’enjeu des transports est également celui de la qualité de vie. Il est nécessaire de réfléchir à la vie que nous souhaitons et développer des systèmes alliant attractivité et qui soient doux.

III Le vélo représente donc un atout important dans les mutations urbaines en cours

Dans ce cadre, le vélo peut retrouver toute sa place. On voit que depuis quelques temps que de plus en plus de gens réutilisent de vieux biclous, délaissés dans les caves, pour se déplacer, notamment en ville. Dans des pays en voie de développement, des populations utilisent leurs vélos aussi naturellement que nous utilisons nos voitures pour le même type d’activité.

Il prend peu de place, se gare facilement, s’adapte plus facilement aux villes (surtout avec des centres villes assez anciens et étroits), coutent moins cher et n’ont pas besoin de carburant. De plus le cycliste averti, peut prendre plus d’informations qu’un automobiliste sur son environnement urbain et donc anticiper plus rapidement.

Enfin la pollution engendrée par les automobiles est conséquente. L’automobiliste lui même est la première victime de cette pollution. L’habitacle laisse rentrer les particules fines et, la concentration à l’intérieur de la voiture augmente, on assiste alors à l’effet d’un masque. Le cycliste n’est pas épargné par cette pollution, surtout lorsqu’il roule sur des routes à fort traffic. Néanmoins il a la possibilité de brasser plus d’air et donc de ne pas concentrer la pollution. Il a même la possibilité de chosiir d’autres routes, plus tranquilles, ou encore d’attendre au feu devant la file de voiture.

La mobilité est complexe à la fois par si dimension vitale, tout le monde a besoin de se déplacer, et par sa dimension sociale, écologique. La voiture s’est imposé dans les villes, mais à l’heure des mutations urbaines, de plus en plus de décisions penchent en faveur des transports en commun (dont les tramways) sans oublier le vélo qui disposent de nombreux atouts. C’est pourquoi il est indispensable de développer des solutions pour rendre plus accessible, plus agréable et facile la pratique du vélo.